Au sein des collectifs, la FNAAFP/CSF occupe un positionnement éthique particulier

 

Le Collectif des 16, constitué au plus fort des difficultés financières rencontrées par les services d’aide à domicile fin 2009, a vécu : il est récemment devenu le « Collectif de l’Aide à Domicile ».

Consulter l’historique des travaux et des prises de position du collectif

Ce Collectif, au sein duquel la FNAAFP/CSF tient toute sa place, est désormais engagé dans une double dynamique :

Celle créée par son dialogue avec l’Assemblée des Départements de France, l’ADF : ce dialogue a abouti au constat partagé d’un système de financement de la prise en charge de la perte d’autonomie, basé sur un tarif horaire d’intervention, arrivé à bout de souffle. Mais au-delà de ce constat, c’est surtout une réflexion commune visant à préfigurer ce que pourrait être une réforme de l’Autorisation/Tarification des services d’aide à domicile qui est mise en œuvre dans le cadre d’expériences locales par les départements et les services volontaires.

Celle que tentent de mettre en place les services de l’Etat sur les décombres d’une Réforme dite de la Dépendance : cette réforme fut annoncée par le Président de la République pour sa mandature 2007-2012, sans cesse reportée au cours de cette même mandature pour finalement passer par pertes et profits du bilan de cette période. Les services de l’Etat, après commande de multiples rapports, se sont en définitif résolus à mettre en place une étude des prestations et des coûts dont le but est de fournir des données « objectives » qui pourraient permettre de repenser la tarification des services d’aide à domicile.

 

La FNAAFP/CSF, au sein du Collectif de l’Aide à Domicile, mais aussi au sein du Collectif des SSIAD (Services de Soins Infirmiers à Domicile), participe à l’ensemble des travaux en cours.


Elle était présente le 16 février à la réunion organisée par la DGCS (Direction Générale de la Cohésion Sociale) avec le Collectif des SSIAD pour discuter de la pertinence d’une étude nationale des coûts et des prestations des SSIAD devant permettre de refonder leur système de financement.

Au cours de cette réunion, la FNAAFP/CSF a fait remarquer qu’il conviendrait de coordonner les études lancées par les pouvoirs publics car, si localement on étudie la structure des coûts d’un SSIAD dans le cadre d’une étude et la structure des coûts d’un SAAD (Service d’Aide et d’Accompagnement à Domicile) dans le cadre d’une autre étude, il manquera encore une évaluation du coût lié à la non-coordination de ces deux dispositifs au sein, par exemple, d’un SPASAD (Service Polyvalent d’Aide et de Soins A Domicile). En effet, il convient de substituer à une logique de « chapelle » (tel financeur, tel corporatisme), la logique affirmée par la loi du 02 janvier 2002 de rénovation de l’action sociale et médico-sociale : repartir des besoins de l’usager, le placer au centre de nos dispositifs en les coordonnant pour plus d’efficience.

 

Elle était présente le 20 février à une nouvelle réunion organisée par la DGCS  pour discuter cette fois de l’avant-projet de cahier des charges d’une étude nationale des prestations et des coûts…cette fois pour les SAAD (Services d’Aide et d’Accompagnement à Domicile).

Là encore, la FNAAFP/CSF, rejointe par d’autres organisations, a fait entendre sa voix pour demander, au nom des familles fragiles, des personnes âgées et des personnes handicapées, une prise en compte de la globalité des besoins des personnes fragiles, par un système de tarification qui favorise la mise en œuvre d’une nécessaire complémentarité entre l’ensemble des interventions à domicile.

 

Elle était encore présente le 22 février au cours de la première réunion du Comité National de Suivi des Préfigurations, issu de la Convention de Partenariat entre l’Assemblée des Départements de France (ADF) et le Collectif de l’Aide à Domicile.

Au-delà du communiqué de presse publié par le Collectif , la FNAAFP/CSF a eu l’honneur d’annoncer, au nom du GIHP National (Groupement pour l’Insertion des personnes Handicapées Physiques), que ce Groupement rejoignait les signataires de la Convention de Partenariat, désormais au nombre de 15.

 

Elle sera aussi présente le 12 mars à l’invitation de la Direction Générale de la Cohésion sociale pour contribuer à l’élaboration de l’arrêté qui encadrera les expérimentations que le Gouvernement souhaite mener au-delà des préfigurations déjà en cours avec l’ADF.

Nous rappellerons à cette occasion notre positionnement en faveur, non pas d’une réforme des modalités de financement horaire de l’intervention à domicile, mais d’un abandon de ce financement horaire au profit d’une dotation globale de financement des services qui permette de mieux prendre en compte les projets d’intervention personnalisés et donc les besoins de l’usager dans leur globalité et leur évolution.

 

Au-delà du nombre d’adhérents que représente la FNAAFP/CSF au sein de la branche de l’aide à domicile, son appartenance à un grand mouvement du syndicalisme familial et son positionnement éthique particulier, profondément ancré dans les valeurs de l’économie sociale et dans l’action sociale et médico-sociale se veut, avant tout, comme une contribution au bien-être des familles et des personnes fragiles.

Il n’est donc pas étonnant que ce positionnement fort attire et fédère, au-delà des frontières de nos adhérents !